Quitter la France : ce que tu gardes, ce que tu perds
Impôts, sécurité sociale, retraite versée à l'étranger, chômage, trouver un emploi avant de partir, école des enfants : 34 réponses courtes, chacune avec la page officielle qui fait foi. Vérifié le 2026-10-18.
Retraite à l'étranger
Ma retraite française est-elle versée si je vis à l'étranger ?
Oui. L'Assurance retraite indique qu'elle verse chaque mois la retraite dans plus de 180 pays, à condition d'avoir signalé votre nouvelle adresse à votre caisse. Vous pouvez la recevoir sur un compte bancaire français ou demander un virement sur un compte à l'étranger. Les frais de virement dépendent de votre banque : la caisse vous invite à les demander à votre banque.
Source officielle Démarches quand on vit à l'étranger - L'Assurance retraite (2026-10-18)
Qu'est-ce que le certificat de vie et à quelle fréquence faut-il l'envoyer ?
Chaque année, quelle que soit votre nationalité, votre caisse vous demande un certificat de vie pour continuer à verser votre retraite. Il faut le renvoyer dans les 2 mois, sinon le paiement est suspendu. Trois façons de le faire : l'application mobile « Mon certificat de vie » (validation en quelques minutes, sans passer par une autorité locale), le service « Transmettre mon certificat de vie » de votre espace personnel après l'avoir fait remplir par l'autorité locale compétente, ou le courrier au Centre de traitement retraite à l'étranger (37321 Tours Cedex 9).
Source officielle Justifier son existence à l'étranger - L'Assurance retraite (2026-10-18)
Ma pension est-elle imposée en France ou dans mon pays de résidence ?
Cela dépend de la convention fiscale entre la France et votre pays, et du type de pension. Principe général des conventions : les pensions privées (ancien emploi) sont imposables dans l'État de résidence ; les pensions publiques (fonctionnaires) restent en général imposables par l'État qui les verse ; les pensions de sécurité sociale suivent la règle propre à chaque convention (certaines prévoient l'imposition en France, les autres dans l'État de résidence). Votre caisse de retraite vous indique la nature de votre pension, puis il faut lire la convention. Si la pension reste imposable en France, elle est déclarée cases 1AL et suivantes avec le formulaire 2041-E.
À confirmer BOFiP INT - Droit conventionnel - Pensions (et impots.gouv.fr « Je suis non-résident. Comment déclarer mes traitements, salaires et pensions ? ») (2026-10-18)
Où trouver la convention fiscale entre la France et mon pays ?
Sur impots.gouv.fr, page « Les conventions internationales ». Elle propose un sélecteur de pays puis une section par pays, classée par ordre alphabétique, avec le texte de la convention en PDF et la date de sa dernière mise à jour.
Source officielle Les conventions internationales - impots.gouv.fr (2026-10-18)
Vais-je encore payer la CSG et la CRDS sur ma retraite une fois à l'étranger ?
Non, si votre résidence fiscale n'est plus en France : l'Assurance retraite précise que la CSG, la CRDS et la Casa ne sont alors plus prélevées sur la pension. En revanche, une cotisation d'assurance maladie peut l'être (voir question suivante). Côté impôts, un non-résident ne paie les prélèvements sociaux que sur ses revenus immobiliers et plus-values immobilières de source française.
Source officielle Démarches quand on vit à l'étranger - L'Assurance retraite (et impots.gouv.fr « Je suis non-résident, suis-je redevable des prélèvements sociaux ? ») (2026-10-18)
C'est quoi la Cotam (cotisation maladie) prélevée sur ma retraite à l'étranger ?
C'est une cotisation d'assurance maladie retenue sur vos pensions si vous restez à la charge d'un régime français d'assurance maladie. Selon le CLEISS, le taux est en règle générale de 3,2 % sur la pension de base et de 4,2 % sur la pension complémentaire ; pour les retraites de travailleurs indépendants, 7,1 %. L'Assurance retraite confirme le taux de 3,20 % sur la pension de base.
Source officielle CLEISS - Vous partez vivre votre retraite dans un pays non lié à la France par un accord de sécurité sociale (2026-10-18)
Comment suis-je couvert pour mes soins de santé selon mon pays de résidence ?
Trois cas. 1) UE/EEE, Suisse, Royaume-Uni : avant le départ, demandez le formulaire S1 (ex-E121) à votre caisse de retraite pour vous inscrire auprès de la sécurité sociale locale ; un formulaire par personne. 2) Pays hors Europe ayant une convention de sécurité sociale avec la France : certaines conventions permettent le remboursement des soins sur place ; vérifiez auprès de votre caisse ou du CLEISS. 3) Pays sans convention : vos frais de santé ne sont plus couverts par l'Assurance Maladie française ; il faut adhérer à la CFE ou prendre une assurance privée.
Source officielle Retraite à l'étranger : votre prise en charge - ameli.fr (2026-10-18)
Retraité hors Europe, suis-je remboursé si je me fais soigner lors d'un séjour en France ?
Oui, sous condition : pour les pensionnés du régime général résidant hors UE/EEE/Suisse/Royaume-Uni, il faut s'inscrire au Cnarefe (rattaché à la CPAM de Seine-et-Marne) et, depuis le 1er juillet 2019, avoir cotisé au minimum 15 ans en France. Les personnes affiliées au Cnarefe avant cette date avec au moins 10 ans de cotisation gardent leurs droits. Votre conjoint n'est pas couvert par ce dispositif.
Source officielle Retraite à l'étranger : votre prise en charge - ameli.fr (2026-10-18)
Que propose la CFE aux retraités ?
L'offre RetraitExpat (appelée SeniorExpat sur la page d'accueil) couvre les frais de santé des retraités expatriés et de leurs ayants droit, à partir de 147 € par mois (tarif indicatif affiché). Il faut être sans activité professionnelle et titulaire d'une pension du régime de base français. Adhésion possible à tout âge, sans questionnaire de santé. Elle couvre uniquement les soins réalisés à l'étranger. Si vous adhérez avant le départ ou dans les 3 mois suivant l'installation, la prise en charge est immédiate ; sinon, délai de carence de 3 mois (moins de 44 ans) ou 6 mois (plus de 45 ans).
Source officielle Offre RetraitExpat - CFE (et page d'accueil cfe.fr pour le tarif « à partir de 147 €/mois ») (2026-10-18)
Est-ce que je garde l'Aspa (minimum vieillesse) si je pars vivre à l'étranger ?
Non. L'Aspa exige de résider en France de manière stable : avoir son foyer permanent en France ou y séjourner plus de 9 mois dans l'année de versement. L'Assurance retraite précise que si vous partez vivre à l'étranger, l'Aspa et l'ASI ne vous seront plus versées ; un retour en France permet de redéposer une demande. Pour mémoire, le montant maximum de l'Aspa depuis le 1er janvier 2026 est de 1 043,59 € par mois pour une personne seule.
Source officielle Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) - Service-Public (et L'Assurance retraite, « Démarches quand on vit à l'étranger ») (2026-10-18)
Avant de partir : ce qu'on garde, ce qu'on perd
À partir de quand suis-je non-résident fiscal ?
Vous restez domicilié fiscalement en France si vous remplissez UN SEUL de ces critères (article 4 B du CGI) : votre foyer (résidence habituelle de la famille) ou votre lieu de séjour principal est en France (le BOFiP retient un séjour de plus de six mois dans l'année, seuil qui n'est pas absolu) ; vous exercez en France votre activité professionnelle principale ; ou vous avez en France le centre de vos intérêts économiques (principaux investissements, siège des affaires). Vous êtes non-résident seulement si aucun critère n'est rempli. En cas de conflit avec votre pays d'accueil, c'est la convention fiscale qui tranche.
Source officielle BOFiP IR - Champ d'application et territorialité - Personnes imposables et domicile fiscal (2026-10-18)
Que dois-je déclarer aux impôts l'année de mon départ ?
Avant de partir, signalez votre nouvelle adresse à votre dernier centre des finances publiques (depuis votre espace en ligne), ainsi qu'à votre employeur et vos caisses de retraite. L'année suivante, vous déposez deux déclarations : le formulaire 2042 pour tous vos revenus du 1er janvier à la date du départ (revenus étrangers via le 2047), et le formulaire 2042-NR pour vos seuls revenus de source française imposables en France entre le départ et le 31 décembre. Si vous n'avez plus de revenus français, indiquez-le dans les renseignements complémentaires. Si vous en gardez, le service des impôts des particuliers non-résidents (SIPNR) devient votre service gestionnaire.
Source officielle Comment déclarer les revenus relatifs à l'année de mon départ à l'étranger ? - impots.gouv.fr (et « Je pars vivre à l'étranger, quelles démarches dois-je accomplir ? ») (2026-10-18)
Je garde un appartement loué en France : comment sont imposés les loyers ?
Les loyers restent imposables en France (sous réserve de la convention fiscale). Si vos loyers bruts ne dépassent pas 15 000 € par an, le micro-foncier s'applique avec un abattement de 30 % ; au-delà, régime réel (déclaration 2044). L'impôt est calculé au minimum à 20 % jusqu'à 29 579 € de revenu net imposable (revenus 2025) et 30 % au-delà, sauf si vous demandez le « taux moyen » calculé sur vos revenus mondiaux, appliqué seulement s'il est plus favorable. Les prélèvements sociaux sur ces revenus sont dus, sauf pour les personnes affiliées à une sécurité sociale de l'EEE ou de Suisse (exonération de CSG/CRDS, reste le prélèvement de solidarité de 7,5 %).
Quand est-ce que je perds mes droits à l'Assurance maladie, et que faire de ma carte Vitale ?
Pour un salarié qui s'expatrie, l'ameli indique : dès votre arrivée dans votre pays d'expatriation, vous n'êtes plus pris en charge par la sécurité sociale française. Vous devez envoyer à votre CPAM la « Déclaration de transfert de résidence hors de France » dans le mois qui suit la fin de votre résidence en France, et restituer votre carte Vitale et votre carte européenne (CEAM), y compris celles des enfants qui partent avec vous. Dans les pays ayant une convention de sécurité sociale avec la France, des dispositifs facilitants peuvent exister : la liste des conventions en vigueur (Algérie, Andorre, Argentine, Brésil, Canada, Québec, Corée du Sud, États-Unis, Inde, Israël, Japon, Maroc, Tunisie, Turquie, Uruguay, etc.) est publiée par le CLEISS.
Source officielle Vous êtes travailleur expatrié à l'étranger - ameli.fr (liste des conventions : https://www.cleiss.fr/docs/textes/) (2026-10-18)
La CFE, c'est pour qui et combien ça coûte ?
La Caisse des Français de l'étranger permet de garder une couverture santé « à la française » quand on vit hors de France ; on cotise à la fois au régime obligatoire du pays d'accueil et à la CFE. Tarifs indicatifs affichés sur cfe.fr : MondExpat à partir de 87 €/mois (plus de 30 ans, vivant et travaillant à l'étranger, famille incluse, couverture étendue à la France), JeunExpat à partir de 57 €/mois (moins de 30 ans), RetraitExpat à partir de 147 €/mois, FrancExpat à partir de 46 €/mois (soins réalisés en France uniquement). La CFE propose aussi une assurance retraite volontaire pour continuer à cotiser au régime général.
Source officielle La Sécurité sociale des Expatriés - CFE (page d'accueil, tarifs « à partir de ») (2026-10-18)
Puis-je emporter mes allocations chômage à l'étranger ?
En Europe (UE, EEE, Suisse) : oui, pendant 3 mois maximum, dans la limite de vos droits restants. Avant de partir, signalez votre projet à France Travail et demandez le formulaire U2 ; une fois sur place, inscrivez-vous dans les 7 jours auprès du service de l'emploi du pays (sinon le paiement reprend seulement à la date d'inscription, et la fin des 3 mois ne bouge pas). Le Royaume-Uni n'est plus concerné depuis 2021. Hors Europe : aucun accord ne permet d'exporter ses allocations ; il faut se renseigner auprès de l'institution du pays. Vos droits non épuisés peuvent reprendre à votre retour en France dans le « délai de déchéance » (durée d'allocation notifiée + 3 ans).
Source officielle Je pars chercher un emploi en Europe - France Travail (hors Europe : « Je pars chercher un emploi hors de l'Europe » et « Je rentre en France après avoir résidé dans un État hors de l'Europe ») (2026-10-18)
Mes années travaillées à l'étranger compteront-elles pour ma retraite française ?
Dans l'UE, l'EEE et la Suisse : oui, le calcul tient compte de l'ensemble de la carrière, périodes étrangères comprises, puis chaque pays verse sa part. Dans un pays ayant une convention avec la France : les périodes sont prises en compte selon l'accord, accord par accord. Dans un pays sans convention : chaque pays calcule sa retraite séparément, sans tenir compte des périodes validées dans l'autre. Pour éviter de perdre des annuités, on peut cotiser volontairement à l'assurance vieillesse de la CFE : il faut par exemple avoir cotisé 6 mois à l'assurance vieillesse avant le départ et faire la demande moins de 6 mois après avoir cessé d'en relever, ou avoir relevé 5 ans d'un régime maladie français, ou être né en France.
Source officielle Mes droits retraite en cas d'expatriation - L'Assurance retraite (conditions CFE : https://www.cfe.fr/en/assurance-retraite) (2026-10-18)
Dois-je m'inscrire au consulat ?
Ce n'est pas obligatoire en général, mais recommandé pour tout Français qui s'établit plus de 6 mois dans un pays étranger. L'inscription au registre des Français établis hors de France se fait en ligne sur service-public.fr (compte ou FranceConnect, pièce d'identité, justificatif de résidence, photo). Elle est valable 5 ans et renouvelable. Avantages : recevoir les informations du consulat (sécurité, élections), être contacté en cas d'urgence, faciliter les demandes de passeport ou de carte d'identité, voter. Elle est exigée pour demander une bourse scolaire et pour l'envoi sécurisé d'un passeport.
Source officielle S'inscrire au registre des Français établis hors de France - France Diplomatie (2026-10-18)
Mon permis de conduire français reste-t-il valable ?
Dans l'EEE (UE, Islande, Liechtenstein, Norvège) : vous conduisez avec votre permis français valide, sans limite de durée. Hors EEE : une fois reconnu résident, vous devez conduire avec le permis local, obtenu par échange si la France a un accord avec le pays (liste sur diplomatie.gouv.fr, mise à jour le 1er mai 2026), sinon par examen. Attention : en cas d'échange, votre permis français est invalidé, en France comme à l'étranger. Le permis international est une traduction officielle, conseillée avant le départ, mais il ne permet pas de conduire seul. Au retour, l'échange d'un permis étranger se demande dans les 12 mois.
Source officielle Conduire à l'étranger - France Diplomatie (2026-10-18)
Puis-je garder (ou ouvrir) un compte bancaire en France en tant que non-résident ?
Prévenez votre banque de votre changement d'adresse : elle vous dira si certains comptes ou produits doivent être clôturés. Pour payer vos impôts en ligne, il faut un compte domicilié en France ou dans la zone SEPA. Si une banque refuse de vous ouvrir un compte, le « droit au compte » s'applique aussi aux personnes de nationalité française résidant hors de France (à condition de n'avoir aucun compte de dépôt en France) : sans réponse sous 15 jours, c'est un refus ; la Banque de France désigne alors une banque sous 1 jour ouvré, qui doit ouvrir le compte sous 3 jours ouvrés, avec des services de base gratuits.
Source officielle Refus d'ouverture de compte bancaire : droit au compte - Service-Public (et impots.gouv.fr « Je pars vivre à l'étranger... dois-je clôturer mes comptes ? ») (2026-10-18)
Trouver un emploi avant de partir
France Travail peut-il m'aider à trouver un emploi à l'étranger ?
Oui, via le réseau européen EURES dont France Travail est partenaire : un réseau de 1 000 conseillers répartis dans toute l'Europe, qui couvrent les 27 pays de l'UE, l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. Ils orientent vers les offres, aident les employeurs qui recrutent à l'étranger et conseillent les travailleurs frontaliers. Le portail EURES affiche chaque jour plus de 5 millions d'offres filtrables par pays et métier, permet de créer un CV en ligne visible par les employeurs européens, et organise des salons « European Job Days ». Pour trouver un conseiller : europa.eu/eures/portal/um/search-for-advisers.
Source officielle EURES, la mobilité en Europe - France Travail (2026-10-18)
Quels pays couvre EURES ? Chypre en fait-elle partie ?
EURES couvre 31 pays : les 27 États membres de l'UE (dont Chypre, Malte, l'Irlande, le Portugal, etc.) plus l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse. Oui, Chypre en fait partie.
Source officielle Help and support - EURES (European Union) (2026-10-18)
Existe-t-il des aides financières pour aller travailler en Europe ?
Oui, le programme EURES TMS, financé par la Commission européenne. Conditions : avoir au moins 18 ans, être ressortissant d'un pays de l'UE, de Norvège ou d'Islande, et être en cours de recrutement pour un contrat d'au moins 6 mois (ou un stage d'au moins 3 mois) dans un pays éligible (Suisse et Liechtenstein exclus). Aides possibles : déplacement pour un entretien, déménagement après signature du contrat (à demander avant la prise de poste), cours de langue, reconnaissance des diplômes. Il faut contacter un conseiller EURES de France Travail ([email protected]) qui valide l'éligibilité. Les montants ne sont pas indiqués sur la page.
Source officielle Europe : des aides avec EURES - France Travail (2026-10-18)
Le VIE (Volontariat international en entreprise), c'est quoi et pour qui ?
Une mission professionnelle à l'étranger pour une entreprise française, réservée aux 18-28 ans (plus de 18 et moins de 28 ans à la date de candidature, départ au plus tard le jour des 29 ans), de nationalité française ou d'un pays de l'EEE. Durée : 6 à 24 mois, avec au moins 183 jours par an à l'étranger. Vous touchez une indemnité mensuelle fixe de 772,87 € plus une indemnité géographique qui varie selon le pays et parfois la ville (réduite de 20 % si l'entreprise paie votre logement) ; ces indemnités sont exonérées d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Un assureur privé remplace la sécurité sociale française pendant la mission. Candidature sur le site officiel « Mon Volontariat International » (mon-vie-via.businessfrance.fr, vers lequel civiweb.com redirige).
Source officielle Volontariat international en entreprise (VIE) - Service-Public (2026-10-18)
Et le VIA (Volontariat international en administration) ?
Même principe que le VIE, mais au sein d'une structure publique française à l'étranger (ambassades, consulats, instituts culturels, organismes parapublics). Conditions : plus de 18 ans et moins de 28 ans à la date d'inscription, nationalité française, d'un pays de l'EEE ou monégasque, en règle avec le service national, casier judiciaire vierge. Missions de 6 à 24 mois, non fractionnables. Indemnité mensuelle forfaitaire : une part fixe commune à tous les VIE/VIA plus une part variable selon le pays et la ville. Les offres paraissent sur « Mon Volontariat International » environ cinq mois avant la prise de poste ; inscription préalable obligatoire sur ce site, CV et lettre de motivation uniquement.
Source officielle Volontaires internationaux - France Diplomatie (2026-10-18)
C'est quoi les Journées Québec et Destination Canada ?
Ce sont des forums de recrutement avec des employeurs canadiens, organisés à Paris. Destination Canada est organisé chaque automne par l'ambassade du Canada en partenariat avec France Travail, qui présélectionne les candidats ; l'accès est réservé aux présélectionnés. Les Journées Québec sont organisées par le gouvernement du Québec (avec Montréal International, Québec International et la Société de développement économique de Drummondville), auxquelles s'associe France Travail, deux fois par an à Paris, en juin et en décembre. Exemple : édition des 30 novembre et 1er décembre 2024, une quarantaine d'entreprises québécoises et plus de 200 offres ; participation gratuite, inscription en ligne obligatoire sur la plateforme Journées Québec (quebec.ca) avant la date limite. Les dates 2026 n'ont pas été trouvées sur les sites officiels.
À confirmer Quelles perspectives d'emploi au Canada ? - France Travail (et « Québec : postulez en ligne jusqu'au 11 novembre 2024 ») (2026-10-18)
Mon entreprise m'envoie à l'étranger : qu'est-ce que le détachement ?
Le détachement consiste à maintenir au régime de sécurité sociale français un salarié qui va travailler temporairement dans un autre pays, en gardant son lien avec son employeur. Dans l'UE, l'EEE et la Suisse, la durée est initialement de 24 mois maximum (prolongation possible dans certains États) ; l'employeur demande à l'Urssaf le formulaire A1 qui prouve que vous restez affilié en France. Dans un pays sans accord avec la France, le détachement « au sens de la seule législation française » est possible pour 6 ans maximum, mais cela n'exonère pas des cotisations dans le pays d'activité. Si les conditions ne sont plus remplies, vous devenez expatrié et relevez du régime local.
Source officielle FAQ - Détachement - CLEISS (2026-10-18)
Je veux télétravailler depuis l'étranger pour mon employeur français : à quelle sécurité sociale suis-je rattaché ?
En Europe (UE/EEE/Suisse) : si vous télétravaillez au moins 25 % de votre temps depuis votre pays de résidence, vous relevez en principe de la sécurité sociale de ce pays ; en dessous, vous restez au régime français. Un Accord-cadre européen (France signataire) permet de rester affilié en France si le télétravail reste inférieur à 50 % du temps, avec un seul employeur (ou plusieurs dans le même État) ; l'employeur demande à l'Urssaf un formulaire A1, accordé pour 3 ans maximum, renouvelable. Hors Europe : le CLEISS indique qu'un salarié embauché par un employeur français pour travailler dans un pays étranger relève obligatoirement du régime de sécurité sociale de ce pays, où les cotisations sont à verser.
Source officielle Télétravail transfrontalier en Europe - CLEISS (hors Europe : https://www.cleiss.fr/employeurs/index.php?empl_pays=france&but=embaucher) (2026-10-18)
Famille : école, allocations, impôts
Mes enfants pourront-ils suivre une scolarité française à l'étranger ?
Oui, grâce au réseau de l'AEFE (Agence pour l'enseignement français à l'étranger) : en 2026, 640 établissements homologués dans 140 pays, qui accueillent plus de 400 000 élèves dont 30 % de Français. L'AEFE est un établissement public sous tutelle du ministère des Affaires étrangères.
Source officielle Accueil - AEFE (chiffres clés) (2026-10-18)
Peut-on avoir une bourse pour payer l'école française à l'étranger ?
Oui, sous conditions de ressources. L'enfant doit avoir la nationalité française, vivre avec sa famille dans le pays, être inscrit (ainsi que le parent demandeur) au registre des Français établis hors de France, avoir au moins 3 ans dans l'année civile de la rentrée, et fréquenter un établissement homologué (ou, par dérogation, un établissement dispensant au moins 50 % d'enseignement français). La demande se dépose au consulat ou via le portail famille Scolaide, dans les délais fixés par le consulat, et doit être renouvelée chaque année. La page ne donne pas les seuils de revenus.
Source officielle Demander une bourse scolaire - France Diplomatie (2026-10-18)
Et s'il n'y a pas d'école française près de chez nous : le CNED ?
Le CNED propose trois formules à l'étranger. La classe complète réglementée : l'enfant suit tout le programme à distance ; elle est soumise à l'avis favorable du conseiller culturel de l'ambassade de France, donne droit à un certificat de scolarité, des relevés de notes, un avis d'orientation, l'inscription au brevet et au bac en candidat scolaire, et pour les élèves français la possibilité de demander une bourse. La classe complète libre : sans autorisation ni condition d'âge, mais sans certificat de scolarité ni décision de passage. La scolarité complémentaire internationale : 3 matières en français, de la grande section à la terminale, en parallèle de l'école locale.
Source officielle École primaire, collège et lycée à l'international au Cned : le mode d'emploi - CNED (2026-10-18)
Les allocations familiales continuent-elles si toute la famille part ?
Non. La Caf indique : « Je ne bénéficie plus des prestations familiales dès le mois de mon départ » si la famille m'accompagne à l'étranger. Il faut déclarer rapidement son départ et sa nouvelle adresse dans l'Espace Mon Compte. La règle de fond (Service-Public) : les prestations familiales exigent de résider en France de façon stable, c'est-à-dire y avoir sa résidence habituelle ou y séjourner plus de 9 mois (consécutifs ou non) dans l'année civile ; ce seuil est passé de 6 à 9 mois au 1er janvier 2025.
Source officielle Je pars vivre à l'étranger - Caf.fr (condition des 9 mois : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F33644) (2026-10-18)
Et si je pars travailler seul, ou si je suis détaché ?
Si vous partez travailler à l'étranger (quel que soit le pays) et que votre famille reste en France, vous pouvez continuer à percevoir les prestations familiales. Si vous êtes détaché par votre employeur et que la famille vous accompagne, la Caf indique que vous continuez à bénéficier des prestations pendant 3 mois ; à partir du 4e mois, le versement dépend du pays de résidence (règlements européens ou convention).
Source officielle Je pars vivre à l'étranger - Caf.fr (2026-10-18)
Non-résident avec des enfants : ai-je droit au quotient familial sur mes revenus français ?
Oui. L'impôt d'un non-résident est calculé en appliquant le quotient familial (situation de famille) plafonné, comme pour les résidents, puis le barème progressif, mais avec un taux minimum de 20 % jusqu'à 29 579 € de revenu net imposable (revenus 2025) et 30 % au-delà. Si le taux calculé sur l'ensemble de vos revenus mondiaux est plus bas, demandez le « taux moyen » en cochant la case prévue : il s'appliquera à vos seuls revenus de source française, uniquement s'il vous est plus favorable.
Source officielle Je suis non-résident. Comment comprendre mon avis d'impôt ? - impots.gouv.fr (2026-10-18)
Reste à vérifier Journées Québec / Destination Canada : dates et modalités des éditions 2026 non trouvées sur quebec.ca ni francetravail.fr (seule l'édition des 30 nov.-1er déc. 2024 est documentée). · CFE RetraitExpat : la condition « avoir cotisé au moins 15 ans au régime de base français » apparaît dans le guide d'adhésion PDF cité par la recherche, mais n'a pas été vérifiée sur une page HTML consultée. · CFE assurance vieillesse volontaire : aucun tarif ni taux de cotisation affiché sur la page (simulateur uniquement). · VIE : montant de l'indemnité géographique par pays non consulté (page mon-vie-via.businessfrance.fr chargée en JavaScript, illisible). · Chômage en Europe : la prolongation possible de 3 à 6 mois (citée par une page FAQ France Travail en recherche) n'apparaît pas sur la page principale consultée, qui ne mentionne que 3 mois. · Cotam : taux de 4,2 % sur la complémentaire selon le CLEISS ; un forum ameli évoque 1 %. Texte légal (art. L131-9 CSS) non consulté. · Règle des « 183 jours » : le BOFiP parle de « plus de six mois » de séjour et précise que ce seuil n'est pas absolu ; le chiffre 183 n'y figure pas. · Liste CLEISS : le total de 42 pays/territoires à convention en vigueur est un décompte fait sur la page, non un chiffre officiel affiché. · Seuil 29 579 € du taux minimum 20 %/30 % : valable pour les revenus 2025 (déclarés en 2026) ; à actualiser chaque année. · Bourses scolaires : l'incompatibilité avec la perception des allocations CAF en France (attestation de radiation demandée) est citée dans des brochures consulaires mais pas sur la page nationale consultée. · CNED : tarifs des formules non indiqués sur les pages consultées. · Aspa : la circulaire Cnav sur le contrôle des 9 mois (270 jours) n'a pas été consultée ; seule la fiche Service-Public (« plus de 9 mois ») l'a été.